Art Expositions Votre Week-End à Bruxelles

RONNY DELRUE, « ARCHIVE OF THOUGHTS », MARIE-LAURE FLEISCH BRUXELLES

ART. RONNY DELRUE – ARCHIVE OF THOUGHTS – Galerie MLF Marie-Laure Fleisch, Bruxelles – 7 mars 2020 – 15 avril 2020 – Opening: 7 mars 2020 | h 15 h 00.

MLF l Marie-Laure Fleisch présente la première exposition de Ronny Delrue avec la galerie : « Archive of Thoughts ». Après les récentes expositions de l’artiste au SMAK et à la Centrale d’art contemporain, ce salon ne présentera que des œuvres sur papier, qui sont au cœur de la pratique de l’artiste et sont le point de départ de toutes les nouvelles idées. Avec chaque ligne qu’il met sur papier, Delrue utilise l’intuition et des anecdotes, à la fois personnelles et sur l’état du monde, pour créer des œuvres subtiles et intimes qui trahissent son état mental et émotionnel. Bien que s’étendant sur une période de plus de vingt ans, certains thèmes sont représentés encore et encore, créant un récit dans son travail qui cherche à comprendre l’esprit humain et son propre état psychologique au moment de la création de l’œuvre. Les dessins eux-mêmes sont ouverts et sans prétention,

Dans la première salle, le spectateur est introduit dans le monde de Delrue à travers une sélection d’œuvres de 1997 à 2020. Cela permet de comprendre l’évolution de l’artiste, et donne également un aperçu des thèmes récurrents qui caractérisent l’œuvre de sa vie. Cette présentation chronologique est comme une sorte d’archive de la pensée, au sens intellectuel, ou comme un journal intime, créant une vision intime de la psyché de l’artiste. Chaque dessin est réalisé de manière très directe et intuitive, agissant ainsi comme un portrait du monde intérieur de l’artiste. Delrue ne planifie pas les dessins à l’avance, préférant plutôt que le dessin se révèle à travers l’acte de création artistique. La figure humaine et l’utilisation de la ligne sont des constantes dans ces œuvres, agissant respectivement comme une toile et comme une exploration de l’espace.

Dans la deuxième salle, plus petite, le spectateur est confronté à une dense suspension d’œuvres qui déborde sur le sol avec des cadres empilés contre le mur. Tous les thèmes et toutes les périodes du travail de l’artiste sont mélangés, créant une cacophonie d’informations visuelles qui représente la saturation mentale omniprésente dans la vie contemporaine. De grands cercles sur la tête et le corps et des points contaminant la figure représentent tous deux le débordement d’informations mentales dans le reste du corps, parasitant notre santé physique avec nos obsessions cérébrales. Les personnages enchevêtrés avec des fils ou des lignes adoptent diverses attitudes face à leur piégeage – parfois debout, parfois vaincus. Les portraits ne trahissent pas l’identité de la personne assise et montrent plutôt l’intériorité de son état d’esprit, regardant vers l’intérieur plutôt que vers l’extérieur.

Les œuvres des deux salles en bas des escaliers montrent un écart par rapport à la figure humaine, tout en utilisant la ligne comme point de départ de toutes les idées. Dans une pièce, de petites photos polaroid sont encadrées et dessinées à l’encre de Chine. Alors que la photographie s’estompe lentement, les lignes tracées restent. Cela s’apparente à notre propre mémoire, qui reconstruit les détails d’événements ou d’expériences à partir de quelques indices que nous avons conservés au fil du temps. La différence entre apparaître et disparaître devient plus difficile à distinguer, et il nous reste à reconstruire le sens à partir des éléments qui nous ont le plus touchés. Dans l’autre, une série de dix dessins constituant une œuvre singulière s’enroule autour des murs. Pour voir cette œuvre, intitulée « El Camino », il faut se déplacer physiquement, se promener dans la pièce pour admirer les grilles denses qui deviennent plus rares à mesure que l’on progresse. Ceux qui marchent sur le célèbre sentier Camino le font souvent non pas à cause de la ferveur religieuse mais comme un moyen de se lancer dans un voyage mental, de se vider l’esprit et de réanalyser leur vie avec une nouvelle clarté et une nouvelle perspective. C’est aussi ainsi que Ronny Delrue aborde le dessin – comme un moyen d’évacuer son esprit d’informations inutiles et de trouver une nouvelle perspective en nous-mêmes, révélant notre véritable essence.

Images: 1- Ronny Delrue dans son atelier- Photo DR / 2&3- Ronny Delrue, « Correspondances » au SMAK Gand en janvier 2020. Copyright the artist

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