Art Expositions Votre Week-End à Bruxelles

EXPOSITION : MICHEL FRANÇOIS CHEZ XAVIER HUFKENS

ART. Michel François – Galerie Xavier Hufkens, 107 rue St-Georges | St-Jorisstraat, Bruxelles – 10 mars – 25 avril 2020. 

Xavier Hufkens présente la cinquième exposition de Michel François avec la galerie. François sera le dernier artiste à exposer dans les locaux de la galerie au 6 rue St-Georges, avant que le bâtiment ne subisse une importante rénovation cette année. Bien connu pour son approche interventionniste, les œuvres de François peuvent être lues comme une méditation poignante sur la destruction architecturale qui précédera la reconstruction.

Dans la première salle, l’artiste présente une nouvelle série de sculptures murales. De loin, il semble qu’une mer de boucles et de courbes ait été esquissée directement sur le mur; aussi spontanée qu’un griffonnage. Une inspection plus approfondie révèle qu’il s’agit d’une œuvre tridimensionnelle en métal. Le «dessin» curviligne est créé à partir d’un seul ruban de 95 mètres de long en acier laminé. Pourtant, malgré toute sa grâce linéaire, le métal possède une puissante résistance à la traction et reculera instantanément à moins d’être fermement fixé. François fait passer le ruban sur le cadre, le fixant aux points stratégiques avec des aimants puissants. Comme c’est typique de son travail, la sculpture est le résultat imprévisible d’un processus prédéterminé. Avec une grande économie de moyens, il prend littéralement une «ligne pour une promenade», sans savoir à l’avance à quoi ressemblera finalement l’objet fini. Dans ce sens, l’artiste s’abandonne au processus et à sa matière pour créer une pièce qui est autant une question de contrôle (maîtriser physiquement l’acier volatil et imprévisible) que de lâcher prise (la matière a sa propre vie). La géométrie du cadre s’accorde avec précision avec la symétrie de l’architecture, tandis que l’énergie chaotique et presque irrépressible des lignes lyriques et fluides perforent l’ordre formel. Le mur est percé de tubes en acier, sur lesquels la sculpture est drapée comme si elle avait grossi organiquement. Les trous doublés d’acier ouvrent la pièce vers l’extérieur, une transparence qui rompt l’écart de protection entre privé et public. car il s’agit de lâcher prise (le matériau a sa propre vie). La géométrie du cadre s’accorde avec précision avec la symétrie de l’architecture, tandis que l’énergie chaotique et presque irrépressible des lignes lyriques et fluides perforent l’ordre formel. Le mur est percé de tubes en acier, sur lesquels la sculpture est drapée comme si elle avait grossi organiquement. Les trous doublés d’acier ouvrent la pièce vers l’extérieur, une transparence qui rompt l’écart de protection entre privé et public. Car il s’agit de lâcher prise (le matériau a sa propre vie). La géométrie du cadre s’accorde avec précision avec la symétrie de l’architecture, tandis que l’énergie chaotique et presque irrépressible des lignes lyriques et fluides perforent l’ordre formel. Le mur est percé de tubes en acier, sur lesquels la sculpture est drapée comme si elle avait grossi organiquement. Les trous doublés d’acier ouvrent la pièce vers l’extérieur, une transparence qui rompt l’écart de protection entre privé et public.

Tout comme les dessins de ruban d’acier, les tubes de verre argent parfaitement alignés présentés dans le jardin jouent également sur les notions de hasard et de risque. Une évolution des sculptures antérieures, une action se répète: l’artiste a traversé la ligne des néons, les écrasant sous le pied. Le travail repose sur l’intervention physique de l’artiste: une ligne fracturée tracée au milieu, comme une voie. Poétiquement, les tubes en miroir reflètent l’environnement dans diverses conditions atmosphériques, capturant des images toujours changeantes mais brisées des murs blancs, des fenêtres en verre, du ciel bleu et du feuillage vert vif du jardin. Les néons ou les tubes miroirs illustrent un thème qui traverse toute l’œuvre de Michel François, à savoir son désir de détourner des formes clairement identifiables de notre vie quotidienne – généralement des objets qui sont jetés et considérés comme sans valeur – et de les recadrer comme des œuvres d’art qui pointent vers des réalités alternatives et potentielles. Dans ce cas, la poussée et la traction entre la créativité et la destruction, la perfection et l’imperfection et, dans une allusion possible à des préoccupations environnementales plus larges, les images brisées du monde naturel reflétées dans des biens fabriqués par l’homme obsolètes. Le résultat du piétinement des tubes ne peut jamais être connu à l’avance.

Dans la salle attenante à double hauteur, François expose un treillis métallique suspendu au plafond en position horizontale, pour qu’il flotte dans les airs. Le travail est fait de trois chutes d’aluminium: les grilles apparemment redondantes qui sont laissées derrière après une marchandise plus précieuse – des plaques rectangulaires – ont été perforées à partir de feuilles de métal. Ces chutes ont été pliées, tordues et augmentées de couches de feuilles d’aluminium scintillantes. Des images de lignes horizontales et verticales entrecroisées – grilles, filets, treillis, murs de maçonnerie, cages – réapparaissent dans toute l’œuvre de François. Ces œuvres font allusion, de manière oblique, aux réalités politiques actuelles entourant les frontières qui, malgré leur apparence de solidité et de rigidité, sont des structures perméables à travers lesquelles les biens et les personnes filtrent dans les deux sens. Pour beaucoup,

Y compris celles qui ne sont pas abordées ici, les œuvres de cette exposition s’engagent, à la fois métaphoriquement et matériellement, avec les conditions de leur mise en scène. François a dit qu’il considérait ses œuvres comme des vestiges et qu’elles avaient une capacité illimitée d’autocyclage. Dans la présente exposition, elles dialoguent avec un espace à l’aube de la rénovation, déclenchant un processus de chaos, d’éclaircissement et de renouvellement.

Michel François (né en 1956, Saint-Trond, Belgique) vit et travaille à Bruxelles. Il a représenté la Belgique à la Biennale de Venise avec Ann Veronica Janssens en 1999 et son travail a été montré à documenta 9 (1992). BOZAR, Bruxelles, prévoit une grande exposition personnelle en 2022. Parmi les autres expositions du musée figurent dix – neuf mille affiches. 1994-2016 , Mac’s Grand Hornu (2011) et Frac île-de-France (2016); Pièce à conviction , Musée Middelheim, Anvers (2016); Pieces of Evidence , Ikon Gallery, Birmingham (2013); Plans d’évasion , SMAK, Gand et Iac Vileurbanne (2009-10); Salon Intermédiaire , Centre Pompidou, Paris (2002); La Plante en nous , Haus der Kunst, Munich (2000); Kunsthalle Bern (2000).

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