Art Expositions

EN DÉCEMBRE, KEITH HARING S’EXPOSE EN MAJESTÉ À BOZAR

ART. KEITH HARING – 06.12.2019 – 19.04.2020 – BOZAR Palais des Beaux-Arts Bruxelles. 

Le style emblématique de Keith Haring se reconnaît au premier coup d’œil. Cette grande rétrospective dédiée à l’artiste américain légendaire propose de (re)découvrir son œuvre, ses engagements et son influence. Le parcours chronologique et thématique présente une large palette de sa pratique artistique, avec plus de 85 dessins et peintures, complétés par des vidéos, collages, affiches, peintures murales, documents d’archives….

L’œuvre de Haring fait partie intégrante de la culture pop des années 80 et aborde des thématiques sociétales toujours d’actualité aujourd’hui, tels que les droits de l’homme, le VIH/sida, le racisme, les droits LGBTQI+, la toxicomanie,… En marge de l’exposition, BOZAR propose également un programme transversal aussi vaste qu’engagé, inscrivant dans le présent les thèmes qu’abordait déjà Keith Haring.

Keith Haring a marqué la scène artistique new-yorkaise des années 80 avec sa personnalité unique. Il a joué un rôle-clé dans l’émergence de la culture underground alternative de sa génération. Son style est reconnaissable au premier coup d’œil grâce à la récurrence de motifs emblématiques tels que des chiens qui aboient, des bébés qui rampent et des soucoupes volantes. Les peintures et dessins de Haring sont souvent militants et politiquement engagés. On retient essentiellement de lui son engagement dans la lutte contre le VIH/sida, mais il s’intéressait également à d’autres questions sociétales. Il a ainsi participé à des campagnes en faveur du désarmement nucléaire, créé la célèbre fresque Crack is wack et dessiné des affiches antiapartheid. Ouvertement homosexuel, il reste à ce jour l’une des figures de proue des mouvements LGBTQI+.

Les œuvres de Haring réunissent les influences les plus diverses : de la peinture abstraite au pop art, en passant par des hiéroglyphes égyptiens, la calligraphie, le travail des graffeurs new-yorkais et l’artiste belge Pierre Alechinsky. Son style caractéristique, dont la spontanéité n’est qu’apparente, reflète l’énergie des années 80. L’exposition fait revivre l’ambiance de cette époque grâce à des vidéos, photos et documents d’archives rares. L’installation « black light » de 1983 présente des œuvres fluorescentes éclairées par des rayons UV, au rythme de musique disco et electro post-punk. Haring avait pour principale ambition de créer de l’art public, qui atteindrait le plus large public possible. Il a ainsi déclaré : « I remember most clearly an afternoon of drawing… All kinds of people would stop and look at the huge drawing and many were eager to comment on their feelings toward it. This was the first time I realised how many people could enjoy art if they were given the chance. These were not the people I saw in the museums or in the galleries but a cross-section of humanity that cut across all boundaries.»

Il a collaboré avec Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat qui, comme lui, désiraient réunir les beaux-arts et la culture populaire. L’exposition met également en lumière le caractère performatif de l’œuvre de Haring, ses dessins à la craie en live dans le métro new-yorkais ainsi que sa collaboration avec l’artiste et photographe Tseng Kwong Chi, qui a largement documenté le travail de l’artiste. Haring s’est mué en icône du pop art de l’époque : il a aussi collaboré à des vidéos et performances de plusieurs stars, comme Madonna, Grace Jones, Vivienne Westwood et Malcolm McLaren. Il contribuait régulièrement au légendaire Club 57 à New York, un club alternatif/espace artistique, où il organisait des performances et des expositions.

Keith Haring est venu à plusieurs reprises en Belgique dont le fameux été de 1987, quand il a eu une exposition solo au Casino de Knokke. C’est également à cette époque qu’il réalise la grande fresque de la cafétaria du M HKA à Anvers. La carrière de Keith Haring a été brève : il est décédé le 16 février 1990, à l’âge de 31 ans, des suites du sida. L’art de Haring mettait en avant des thèmes universels tels que la naissance, la mort, l’amour, le sexe, la guerre et la compassion. Aujourd’hui, son œuvre est plus que jamais d’actualité. La rétrospective Keith Haring a été composée par le commissaire Darren Pih et la commissaire adjointe Tamar Hemmes du Tate Liverpool. Elle est le fruit d’une collaboration entre la Tate Liverpool, la Keith Haring Foundation, BOZAR (Palais des Beaux-Arts de Bruxelles) et le musée Folkwang (Essen). Après BOZAR l’exposition voyagera au Musée Folkwang à Essen (22 mai – 6 septembre 2020). Il s’agit de la deuxième collaboration entre BOZAR et la Tate Liverpool, après l’expo « Yves Klein. Theatre of the Void » en 2017.

Tickets: € 18 Organisation : Tate Liverpool Collaboration : BOZAR, Museum Folkwang, Essen Images: 1- Keith Haring (1958-1990), Untitled, 1981, Sumi ink on paper, 95,3 x 125,7 cm © Keith Haring Foundation, Private collection, courtesy Martin Lawrence Galleries 2-Keith Haring (1958–1990), Ignorance = Fear, 1989, Poster, 660 x 1141 mm © Keith Haring Foundation / Collection Noirmontartproduction, Paris

 

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