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BD : ON L’APPELLE GUNFIGHTER

BANDE DESSINEE. La chronique BD de Philippe Degouy.
« Gunfighter » tome 1. Dessin de Michel Rouge. Scénario de Christophe Bec. Collection 24 x 32. Editions Glénat, 56 pages, 14,50 euros.

Au gré des parutions d’albums, le genre western prouve qu’il est loin d’être un genre mort et enterré. Pour preuve, cette nouvelle série entamée aux éditions Glénat, Gunfighter. Vous avez ramené de l’or ? Non, juste un peu de plomb !

Colorado 1886. De violents orages ont frappé la région. De nombreuses vaches sont mortes noyées ou prises au piège de ces satanés barbelés. Appelés par les fermiers la corde du diable. Des barbelés qui figurent au coeur du conflit qui sévit depuis des années entre la famille Cotten et la puissante famille Wallace. C’est dans ce contexte qu’apparaît l’étranger. Un homme retrouvé, blessé par balle, par la famille Cotten. Un inconnu qui intrigue ses hôtes par son armement de professionnel. Jour après jour, il retrouve la santé et avoue être un gunfighter. Un tireur d’élite qui loue ses services. Un talent qui pourrait bien servir la famille Cotten à conserver ses terres face aux pressions insistantes des Wallace…

Avec la nouvelle série Gunfighter qui débute aux éditions Glénat, Christophe Bec au scénario et Michel Rouge au dessin apportent une nouvelle bouffée d’oxygène au genre western.

Michel Rouge au dessin peut se targuer d’avoir déjà participé à des séries western mythiques, comme Marshall Blueberry ou la reprise de la série Comanche, créée par Hermann et Greg. Cette BD adresse d’ailleurs un clin d’oeil appuyé au premier tome de la série Comanche, Red Dust. Un tireur d’élite qui débarque au coeur d’un ranch sur le point de lâcher prise face aux puissants. Nul doute que les amateurs de grands espaces auront apprécié l’hommage. Tout comme les cinéphiles qui relèveront un autre clin d’oeil, adressé au cinéma de Clint Eastwood celui-là. Avec une planche qui reprend la scène finale du film Sudden Impact.

Des planches de Michel Rouge au trait réaliste dont la beauté est encore accentuée par le coloriage réalisé par Corentin Rouge. Quant à Christophe Bec, nul ne pourra lui reprocher d’être cantonné dans un genre particulier. Après son scénario réalisé pour le récent opus de la saga gore Bikini Atoll, publié également chez Glénat, celui de Gunfighter le renvoie avec le même talent dans les plaines de l’Ouest. Un scénario classique, certes, mais efficace, qui laisse entrevoir une saga mouvementée, à l’odeur de plomb.

Philippe Degouy

gunfighter1

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