Chronique Littéraire Livres

LIVRES : SEPTEMBRE 1944, BRUXELLES RETROUVE ENFIN LA LIBERTE

LIVRES. LA CHRONIQUE LITTERAIRE de Philippe Degouy.
« La Libération. De la Normandie aux frontières du Reich ». Mook 1944 Hors-série 1. Editions Weyrich. 230 pages, 20 euros

De la Libération, le grand public a cette vision d’une charge de cavalerie victorieuse qui a vu une armée allemande écrasée par un rouleau compresseur allié. Mais qu’en est-il de la réalité historique?

Publié par les éditions Weyrich, le mook (hybride entre magazine et livre, ndla) 1944 hors-série, La Libération. De la Normandie aux frontières du Reich apporte un autre éclairage sur cette Libération dont nous fêtons cette année le 75e anniversaire. Un événement majeur dans notre histoire mais qui s’est déroulé de façon bien différente de l’image d’Epinal habituellement présentée.

Avec des textes pointus, documentés mais accessibles, Hugues Wenkin, Benoît Rondeau et d’autres spécialistes expliquent pourquoi le souhait allié de terminer la guerre pour Noël s’est évanoui face aux nombreux manquements qui ont émaillé cette charge lancée depuis les rivages de Normandie en juin 1944. L’arrêt britannique à Anvers a ainsi permis à la 15. Armee allemande de rejoindre la Hollande pour s’y fixer. Et de mettre en échec l’opération Market Garden, d’empêcher l’utilisation du port d’Anvers, menacé par l’artillerie allemande. Un arrêt trop court pour un pont trop loin. Côté américain, Patton n’a eu que l’Allemagne comme cible et a raté plusieurs occasions de faire des milliers de prisonniers allemands. Autant de soldats présents en décembre 1944 dans les forêts d’Ardenne. A cela s’ajoute cet énorme problème de logistique rencontré par les armées alliées, avec des lignes de ravitaillement en pétrole bien trop longues à assurer. Un arrêt forcé qui a permis aux Allemands de reprendre leur souffle et l’initiative.

Cette Libération de l’Europe rappelle une fois de plus que gagner une guerre est un sport d’équipe. Et que l’équipe se gère très mal avec des joueurs qui préfèrent jouer en solo, comme Montgomery ou Patton. Tout cela est fort bien raconté, avec des témoignages à la clé, par la rédaction du mook.

Soulignons également la présence d’une iconographie, riche et inédite, qui permet aux lecteurs de découvrir des clichés inédits de leurs villes à la Libération. De Mons à Tournai, en passant par Paris, Charleroi ou Liège. Mention spéciale pour la ville de Bruxelles, bien présente dans le mook, avec des clichés d’une foule en liesse, ravie de retrouver sa ville sans la présence des « Boches ».

Philippe Degouy

libe

Couverture : éditions Weyrich

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