Critique Musiques Spectacles

« LES AFRONAUTES », LES AFRIQUES SOUS TOUTES LEURS COUTURES

CRITIQUE 26ème édition du Festival Les AFRONAUTES, Bois des Rêves, Ottignies, 22/06/2019

Au diable les clichés et vive la diversité ! Les Afriques de nos jours : passion et découverte,le Festival des cultures hautes en couleurs.

Le Domaine provincial « Le Bois des rêves » à Ottignies, porte bien son nom. Bois, ruisseaux, chemins et sentiers balisés, une flore digne d’intérêt, l’île du lac : un vrai petit bijou de la nature, idéal pour y accueillir un Festival sans frontières : Les Afronautes.

Anciennement « La Nuit Africaine », pour sa 26ème édition le Festival change de nom et devient donc « Afronautes » avec un programme qui plonge le public dans « l’exploration des Afriques d’aujourd’hui, de leurs cultures, leurs musiques et leur rayonnement sur le monde » mais également « une co-construction entre partenaires à l’échelle locale et internationale », nous disent les organisateurs. Ce qui compte avant tout ? la rencontre, les échanges, la sensibilisation (« susciter la réflexion, la déconstruction des idées préconçues), les découvertes, le partage, un autre regard sur l’Afrique, sans préjugés ni clichés. Une ambiance familiale, festive et décontractée, « des expressions artistiques engagées et audacieuses », une ouverture d’esprit : tous nos sens sont en éveil. Un vrai plaisir.

Des groupes musicaux surprenants, les uns plus connus que d’autres, pour certains d’entre eux il s’agit même d’une première sur une scène belge. Et on adore ! Issus de différents pays, ils ont ravi les spectateurs sur la « grande Scène » mais aussi la « scène village » : Taama (Burkina-Faso-France-Belgique) : une chanteuse burkinabé Aïda Dao et un violoniste breton, Benoit Leseure ; Gansan & the African Way of Life (un mélange de jazz et de musiques africaines (percussionniste et trompettiste originaires du Bénin), Yelé (Burkina/France), Maya Kamaty (La Réunion, poésie , rythme du maloya mais aussi de l’électro-folk), Bafang (France / Niger), Temenik Electric (Algérie/France), né dans le désert algérien, ce groupe aux accents rock et sonorités algériennes a reçu le prix Transatlantique (Canada). Leur troisième album est en préparation. Mehdi Haddjeri et son groupe on fait se déhancher le public. Génial. Et que dire de Badi et ses nouvelles propositions musicales ! (République Démocratique du Congo / Belgique), excellent et plein d’audace. Ozferti (France / Belgique), terriblement original, fou, disjoncté, un mixte d’électronique et de rythme est-africains, « tezeta éthiopien, afrobeat nigérian et Nubia Nova. le groupe sort son premier album : Addis Aboumbap en 2016. Une vraie surprise auditive, un mélange judicieux, une découverte musicale, un genre « futuriste vaudou » peut-on lire sur eux !

Et puis, en mode déambulation on a pu écouter la fanfare du groupe AGO Benin Brass (Bénin / Belgique). Amusant, rythmique, impossible de ne pas les suivre dansant et chantant parmi le public. Joyeux et talentueux ces musiciens du Bénin et de Bruxelles. Découverte également, les Afronautes du Conte : Ria & Ahmed, ainsi que Zapoï le zébu.

Qui dit musique, dit artistes et la possibilité de les rencontrer sur l’Île.

Mixité, métissage, bonne ambiance, beau temps, bel endroit, tous les ingrédients nécessaires pour une belle réussite multiculturelle : concerts, rencontres, mais aussi activités, créativité et expériences ont été proposées au public, adultes et enfants confondus : danse afro-salsa (Tribal Mambo Spirit) ; confection de marionnettes (boîte à clous), initiation aux percussions et contes (Lamogoya) ; jeu de société « Le Tour d’Afrique » : tresses (Groupe Soleil) et bien d’autres découvertes tout aussi intéressantes qu’amusantes. Surprenante la proposition « d’Atelier totem » de l’artiste peintre-sculpteur Olivier Quin, destinée aux enfants à partir de trois ans et aux adultes. Le but ? laisser libre court à son imagination et l’exprimer à travers la réalisation de sculptures et des peintures en argile sur des branches et des troncs érigés. Une œuvre collective qui se veut proche de la nature, tout un symbole. Plusieurs associations étaient également présentes telles : CLMS, Eden Créa, Sigata Espoir, Plant International Belgique, Amnesty International, Africapsud-La Chaloupe, etc. (voir la liste complète sur le site du Festival).

Qui dit Festival et culture, dit aussi gastronomie. Différents stands proposaient des mets d’Afrique et d’ailleurs. Un vrai plaisir pour les papilles. Goûter c’est aussi apprendre la symbolique du thé Touareg, par exemple, au stand de l’asbl Takrist (pour la promotion et la défense des droits fondamentaux du peuple Touareg de l’Azawad), la légende fait rêver: « le premier verre est amer comme la vie ; le deuxième doux comme l’amour et le troisième sucré comme le miel ! » Avis aux amateurs !

En résumé, un goût de trop peu ! Le temps est passé bien trop vite : LE FESTIVAL LES AFRONAUTES, un rendez-vous à ne pas / ne plus manquer ! Vivement l’année prochaine.

Alors qu’en dites-vous ? On s’y croise ? Moi, j’y vais !

Julia Garlito Y Romo

Bon à savoir : une captation vidéo sera diffusée sur TV Com, la télé locale du Brabant Wallon.

Le Festival Les Afronautes : une organisation du Brabant wallon, du Domaine provincial du Bois des Rêves, du Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-Neuve et du Centre Culturel du Brabant Wallon ; Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve. En collaboration avec de nombreuses associations.

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