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BIENNALE DE VENISE : UN PAVILLON BELGE « DISNEYLAND » QUI DESOLE LE MONDE DE L’ART

ART. Le pavillon belge de la 58e Biennale – Harald Thys et Jos de Gruyter, commissaire Anne-Claire Schmitz – Aux Giardini, Venise, du 11 mai au 24 novembre 2019.

Les deux Belges (Flamands) désignés (on se demande par quel tour de passe) pour représenter leur pays dans le très officiel pavillon de la Belgique ont bien commis la pire des prestations qui soit, tel qu’on pouvait s’y attendre (lire notre papier ci-dessous). De quoi désoler le monde de l’art, belge en particulier.

« Mondo Cane », leur installation exécrable digne d’une -mauvaise- fête foraine, un « musée » folklorique sorti tout droit de la dynastie Toone qui sévit aux Marolles depuis le XIXe siècle est une faute de goût, doublée d’une offense à l’art belge tout entier. Que l’on y songe : de pauvres marionnettes bricolées dont les deux improbables auteurs ont voulu qu’elles évoquent le pire de la Belgique colonialiste et de ses exactions congolaises. Certes, mais quoi encore ?

Visuellement, cela a l’apparence, on l’a dit, d’une lamentable fête foraine. Des poupées automates, plutôt mal foutues, censées figurer un pizzaiolo, un sonneur de cloches, un rémouleur et autres « figures » soi-disant incontournables de la vie bruxelloise. Soit. Thys & de Gruyter en ont rajouté une couche, histoire d’être raccord avec l’air politiquement correct en y adjoignant dans les alcoves du pavillon des grilles rappelant la frontière et les camps de migrants, manière de vernir d’une couche symbolique et « politique » leur très médiocre prestation. Vide. Terriblement vide et nulle de sens, d’émotion… et d’Art.

Malgré son indigence artistique -pour ne pas dire son arnaque intellectuelle- l’installation du pavillon belge, « Mondo cane », a reçu une « mention spéciale » ce samedi 11 mai lors de la remise des prix de la manifestation. Encore une « prouesse » inexplicable et incongrue, tout simplement surréaliste. C’est qui, en vrai, le jury de La Biennale, cette année ?

Bref, malgré ces « honneurs » téléphonés qui ne laisseront pas de traces, mais qui révèlent surtout le grand professionnalisme de la diplomatie belge et de ses fonctionnaires, ce pavillon est un ratage complet, comme nous l’escomptions. Alors que la Belgique compte une pléiade d’artistes de très grande qualité, comment ces deux sinistres zigotos-là ont-ils pu être choisis par on ne sait quelle poétique commission, et exercer leur mauvais « art » ici, dans ce prestigieux pavillon belge de la non-moins prestigieuse Biennale de Venise ? Mystère et boule de gomme.

Marc Roudier.

LIRE AUSSI : https://lebruitdebruxelles.com/2019/03/26/la-presence-fantomatique-des-artistes-belges-a-la-biennale-de-venise/

pav belge venise1

pbelge 3

https://www.rtbf.be/auvio/detail_mention-speciale-pour-le-pavillon-belge-a-la-biennale-de-venise?id=2495913&jwsource=cl
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