Chronique Littéraire Livres

« VINDICTA », ROUGE EST LE CHEMIN DE LA VENGEANCE

LIVRES. La Chronique littéraire de Philippe Degouy : « Vindicta ». Thriller de Cédric Sire. Editions Metropolis, 592 pages, 21,90 euros

Gamins des cités, sans argent, sans avenir, Damien, Audrey, Driss et Elie décident de braquer un bijoutier. Un tuyau leur a donné la certitude de pouvoir voler une grosse somme d’argent. Sans risques. Mais le jour du braquage, tout tourne mal. Dans leur fuite, une gamine est renversée et tuée. Un drame qui va déclencher une terrible vengeance. Tous les acteurs liés à la mort de cette fillette sont traqués un par un, abominablement torturés et mis à mort par un assassin semblable à cette figure présente sur le dark web, le Slender man.

« Juste une silhouette réduite à son minimum, dépourvue de toute pilosité, à la minceur déstabilisante. Un visage sans genre, sans autre expression qu’une détermination glacée. Le visage de la mort. Implacable, inéluctable. »
Présent sur les lieux du braquage mais resté sans réaction, le policier Olivier Salva décide de braver les ordres et de mener l’enquête. Pour effacer ses remords et apporter des réponses à la mère de la fillette. De quoi oublier également sa vie de flic ripou mis au placard.

Victime après victime, le tueur se remémore quant à lui son passé de tueur professionnel mis au service de la France en Afghanistan et en Afrique. Sa vengeance sera double. Et visera aussi bien ceux qui ont tué sa petite fille que ceux qui ont trahi son unité, éliminée par les autorités militaires. Il ne reste plus que lui, Uriel. L’ange du châtiment dans la Bible. Et le châtiment sera terrible…

Une nouvelle intrigue pour un auteur qui s’est choisi un nouveau pseudonyme. Cédric Sire remplace désormais Sire Cedric, trop connoté Fantasy. Petit changement esthétique qui ne change rien au talent de conteur du romancier. Toujours habile pour surprendre et captiver ses lecteurs. Ferrés dès les premières pages et bousculés avec des scènes de meurtres à glacer d’effroi. Entre décapitation, éventrations multiples, mutilation et dépeçage. Force est de constater qu’il faut avoir le coeur bien accroché à la lecture de ce thriller à classer dans le genre slasher. Oui, mais le lecteur en redemande. Comme après un passage dans le train fantôme des fêtes foraines. On en sort parfois chahuté mais toujours prêt pour un tour de plus.

Un thriller brutal qui répond aux attentes des lecteurs (et des nombreuses lectrices) de Sire Cédric, pardon Cédric Sire, avec en toile de fond les crimes de guerre commis au nom de la patrie et le drame de perdre un enfant par la faute d’autrui. « Vous avez tué mon enfant. Vous êtes tous coupables. Je découvrirai qui vous êtes et je vous ferai périr de mes mains. »

Quant au Slender man évoqué dans le roman, priez pour qu’il ne vienne pas vous prouver son existence.

C’est certain, avec Vindicta (éd. Metropolis), vous tenez le thriller parfait, à savourer pour occuper vos nuits blanches. Un coup de coeur à partager avec les lecteurs qui aiment être bousculés.

Comme le précise Cédric Sire sur son site (https://www.sire-cedric.com/), « mes livres n’ont été écrits que dans ce but ; vous faire passer le meilleur moment possible…et vous donner quelques cauchemars! » Objectif atteint avec Vindicta qui se referme sur une fin dantesque.

« Pardonner est divin, mais la vengeance m’appartient. » (Alice Cooper in Vengeance is mine)

Philippe Degouy

vindicta

Couverture : éditions Métropolis

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